Arrestation arbitraire de Jean-Leonard Rugambage: Indignation du Comité pour la protection des journalistes (CPJ) basé à New York
Le CPJ condamne l'emprisonnement d'un journaliste rwandais RWANDA - 30 novembre 2005 -
PANAPRESSLe Comité pour la protection des journalistes (CPJ) basé à New York a dénoncé mardi la condamnation, à un an de prison, du journaliste rwandais Jean-Léonard Rugambage pour avoir écrit un article sur la corruption présumée des juges des tribunaux traditionnels "gacaca".
Reporter au bimensuel "Umuco", M. Rugambage est aussi accusé de participation au génocide de 1994, mais le CPJ et d'autres observateurs estiment qu'il subit ainsi des représailles pour son travail journalistique.
Sous l'accusation de meurtres liés au génocide, il avait été arrêté le 7 septembre dernier, deux semaines après la parution dans "Umuco" de son article accusant les responsables des tribunaux "gacaca" de la région de Gitarama de mauvaise gestion et de subornation de témoins.
Ces tribunaux traditionnels, au niveau desquels les suspects sont jugés par leurs pairs sans recours à des avocats, ont été mis sur pied pour juger des dizaines de milliers de suspects de génocide qui croupissent dans les prisons surpeuplées depuis le génocide, qui a fait 800.000 victimes parmi les Tutsis et les Hutus modérés.
Les militants des droits de l'Homme et les observateurs indépendants se sont inquiétés du fait que les tribunaux "gacaca" ont donné lieu à de fausses accusations dans certains cas.
Le 23 novembre, un tribunal dans la région de Gitarama a déclaré Jean-Léonard Rugambage coupable d'outrage à magistrat après qu'il a accusé le président de cette juridiction de parti pris et demandé qu'il démissionne, selon les sources contactées par le CPJ.
Le tribunal a ajourné le procès de M. Rugambage portant sur sa participation présumée, en 1994, au meurtre d'un banquier local, en déclarant qu'il devait d'abord purger sa condamnation pour outrage à magistrat.
Le journalite a affirmé que le président de ce tribunal "gacaca" avait manigancé son arrestation sur la base de la même accusation en 1996, mais qu'une cour judiciaire l'avait acquitté, selon les trois sources ayant assisté à l'audience.
M. Rugambage a déclaré que le juge "gacaca" a refusé de prendre en considération les preuves du procès de 1996 ou d'entendre des témoignages en sa faveur, selon les mêmes sources.
"Les charges retenues contre Jean-Léonard Rugambage semblent être des mesures de représailles, et le procès semble avoir été faussé", estime la directrice exécutive du CPJ, Ann Cooper.
Elle a exigé des responsables nationaux des tribunaux "gacaca" qu'ils se penchent "immédiatement sur ce cas préoccupant", qu'ils libètent M. Rugambage et s'assurent que toute poursuite engagée ultérieurement contre lui soit légale et transparente.
Le CPJ condamne l'emprisonnement d'un journaliste rwandais
L'intelligent/Jeune Afrique - 1 déc 2005... des journalistes (CPJ) basé à New York a dénoncé mardi la condamnation, à un an de prison, du journaliste rwandais Jean-Léonard Rugambage pour avoir ...
Abatabizi bicwa no kutabimenya.
Nikozitambirwa.
PANAPRESSLe Comité pour la protection des journalistes (CPJ) basé à New York a dénoncé mardi la condamnation, à un an de prison, du journaliste rwandais Jean-Léonard Rugambage pour avoir écrit un article sur la corruption présumée des juges des tribunaux traditionnels "gacaca".
Reporter au bimensuel "Umuco", M. Rugambage est aussi accusé de participation au génocide de 1994, mais le CPJ et d'autres observateurs estiment qu'il subit ainsi des représailles pour son travail journalistique.
Sous l'accusation de meurtres liés au génocide, il avait été arrêté le 7 septembre dernier, deux semaines après la parution dans "Umuco" de son article accusant les responsables des tribunaux "gacaca" de la région de Gitarama de mauvaise gestion et de subornation de témoins.
Ces tribunaux traditionnels, au niveau desquels les suspects sont jugés par leurs pairs sans recours à des avocats, ont été mis sur pied pour juger des dizaines de milliers de suspects de génocide qui croupissent dans les prisons surpeuplées depuis le génocide, qui a fait 800.000 victimes parmi les Tutsis et les Hutus modérés.
Les militants des droits de l'Homme et les observateurs indépendants se sont inquiétés du fait que les tribunaux "gacaca" ont donné lieu à de fausses accusations dans certains cas.
Le 23 novembre, un tribunal dans la région de Gitarama a déclaré Jean-Léonard Rugambage coupable d'outrage à magistrat après qu'il a accusé le président de cette juridiction de parti pris et demandé qu'il démissionne, selon les sources contactées par le CPJ.
Le tribunal a ajourné le procès de M. Rugambage portant sur sa participation présumée, en 1994, au meurtre d'un banquier local, en déclarant qu'il devait d'abord purger sa condamnation pour outrage à magistrat.
Le journalite a affirmé que le président de ce tribunal "gacaca" avait manigancé son arrestation sur la base de la même accusation en 1996, mais qu'une cour judiciaire l'avait acquitté, selon les trois sources ayant assisté à l'audience.
M. Rugambage a déclaré que le juge "gacaca" a refusé de prendre en considération les preuves du procès de 1996 ou d'entendre des témoignages en sa faveur, selon les mêmes sources.
"Les charges retenues contre Jean-Léonard Rugambage semblent être des mesures de représailles, et le procès semble avoir été faussé", estime la directrice exécutive du CPJ, Ann Cooper.
Elle a exigé des responsables nationaux des tribunaux "gacaca" qu'ils se penchent "immédiatement sur ce cas préoccupant", qu'ils libètent M. Rugambage et s'assurent que toute poursuite engagée ultérieurement contre lui soit légale et transparente.
Le CPJ condamne l'emprisonnement d'un journaliste rwandais
L'intelligent/Jeune Afrique - 1 déc 2005... des journalistes (CPJ) basé à New York a dénoncé mardi la condamnation, à un an de prison, du journaliste rwandais Jean-Léonard Rugambage pour avoir ...
Abatabizi bicwa no kutabimenya.
Nikozitambirwa.


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